La commune tire son nom d'un envahisseur romain Crebennus. Deux sites romains ont été localisés à Beauchêne et aux Tertres. Après la conquête romaine, CREVIN doit subir les poussées des hordes normandes et franques, puis des troupes anglaises lors de la guerre de Cent Ans. Des vestiges de motte médiévale avec basse-cour, entourée de fossés, constituent un petit ouvrage défensif des XIème et XIIème siècles, sur un site d'exploitation du fer de la Penderie, au bois de Ferchaud. Le site de la Cochetière serait celui de la résidence de Harcufle de Poligné en 1189. Des vestiges de motte castrale existent encore à l'ouest du manoir actuel ; lui-même ancré sur la base du manoir médiéval de la Halle-Grouyère. Au XVème siècle, une autre terre noble appartient à Jeha des Cailluns (Les Caillons) qui accueille une garnison anglaise dans son manoir. La vie communautaire s'organise autour d'une petite église romane aux XIIème et XIIIème siècles. En 1838, les habitants de la frairie de « Crevain » pétitionnent pour obtenir leur détachement de Poligné et obtiennent de devenir une paroisse distincte. Un décret de Sadi Carnot rend effective la séparation des deux communes de POLIGNE et CREVIN en 1889. Suite à la construction de la ligne de chemin de fer à voie étroite Rennes-Le Grand Fougeray, un train dessert CREVIN en 1910, pour peu de temps, car un vote du Conseil Général du 19 novembre 1936 décide la fermeture totale et définitive de la ligne. La période de l'occupation allemande de 1940 à 1944 est marquée par l'activité de résistants résolus et par de nombreux actes de sabotage et de harcèlement. L'après guerre se caractérise par une stagnation qui débouche, à partir de 1968, sur une progression démographique et économique importante.